Les exportations algériennes d’urée vers la France seraient suspendues sur instruction des autorités d’Alger, selon des sources diplomatiques et professionnelles citées vendredi par Reuters. Aucune annonce officielle algérienne n’a toutefois été publiée et Paris affirme ne pas avoir reçu de notification formelle.
Des producteurs algériens auraient été invités à ne plus expédier cet engrais vers le marché français. Trois diplomates informés du dossier ont confirmé cette orientation à l’agence, tandis que des organisations agricoles françaises ont indiqué avoir reçu l’information au début de la semaine.
L’enjeu est important pour l’agriculture française. L’Algérie fournit environ 30 pour cent des importations françaises d’urée, un engrais azoté largement utilisé pour les grandes cultures. Une interruption durable pourrait obliger les acheteurs à chercher d’autres origines et modifier les prix, les délais de livraison et les coûts logistiques.
À ce stade, les professionnels interrogés disent ne pas pouvoir mesurer l’effet réel sur les flux. Les cargaisons déjà engagées, les stocks disponibles et la capacité de remplacement par d’autres fournisseurs détermineront l’ampleur d’une éventuelle tension sur le marché.
Le dossier s’inscrit dans une relation diplomatique dégradée entre Alger et Paris. La France a déjà porté au niveau européen certaines restrictions commerciales algériennes qu’elle juge contraires aux engagements liant l’Algérie à l’Union européenne.
La suspension rapportée reste donc à confirmer par une décision publique ou par une baisse durable des expéditions. En l’absence de notification officielle, les déclarations des sources décrivent une instruction opérationnelle présumée et non une mesure réglementaire formellement annoncée.




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