Le Burkina Faso a adopté un plan stratégique de 138,12 milliards de FCFA pour la période 2026-2030, avec l’objectif d’éliminer le sida comme problème de santé publique d’ici à la fin de la décennie. Le document a été validé le 28 octobre lors de la 23e session ordinaire du Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles.
Le programme doit renforcer le dépistage, l’accès aux traitements antirétroviraux et le suivi de la charge virale. Les autorités ont également placé la prise en charge des enfants parmi les priorités, alors que les résultats restent moins favorables pour le VIH pédiatrique.
Selon les données présentées au conseil, la prévalence nationale demeure à 0,5 %. Le pays comptait 87 534 personnes sous traitement antirétroviral en 2025. Ces chiffres décrivent les personnes effectivement prises en charge mais ne permettent pas, à eux seuls, d’estimer toutes les infections non diagnostiquées.
Le plan reprend les objectifs internationaux visant à ce que 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, que 95 % des personnes diagnostiquées reçoivent un traitement et que 95 % de celles traitées atteignent une suppression virale. Sa mise en œuvre dépendra de la mobilisation du financement annoncé sur cinq ans.
Le nouveau cadre succède au plan précédent et intervient dans un contexte de pression accrue sur les budgets sanitaires. Les documents rendus publics ne détaillent pas encore la part des 138,12 milliards qui sera couverte par l’État et celle attendue des partenaires.




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