La Mission d’assistance transitoire des Nations unies en Somalie cesse ses opérations le 31 octobre, au terme d’un transfert de deux ans demandé par le gouvernement somalien. Cette fermeture met fin à plus de trois décennies de missions politiques successives de l’ONU dans un pays où le désaccord sur les mandats du président et du Parlement reste entier.
Les fonctions de l’UNTMIS ont été transférées aux institutions somaliennes ainsi qu’aux agences, fonds et programmes des Nations unies. La fin de la mission politique ne signifie donc pas un retrait complet. Les organismes humanitaires restent présents, tout comme un bureau chargé du soutien logistique aux forces africaines et à certaines unités somaliennes.
La Mission de soutien et de stabilisation de l’Union africaine poursuit également son appui aux forces engagées contre les combattants d’Al-Shabaab. Le changement concerne surtout la médiation politique et l’accompagnement institutionnel assurés par les missions onusiennes depuis la reconstruction de l’État somalien.
Le gouvernement estime que la transition confirme la capacité du pays à gérer ses propres affaires. L’opposition conteste cependant l’application aux dirigeants en place de réformes constitutionnelles portant les mandats de quatre à cinq ans. Les autorités considèrent que le président Hassan Sheikh Mohamud et le Parlement peuvent rester en fonction jusqu’en 2027, tandis que leurs adversaires jugent les mandats expirés.
Des discussions appuyées par l’ONU se sont achevées sans accord en juillet. Le président a invité les responsables politiques à de nouveaux échanges du 14 au 18 novembre, mais les principaux groupes d’opposition n’ont pas encore confirmé leur participation. Ces pourparlers se tiendront après la fermeture du canal de médiation que représentait l’UNTMIS.




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