Le Mali a signé le 28 octobre à Moscou deux accords avec l’entreprise publique russe Zarubezhgeologia afin de mieux cartographier son sous-sol et de centraliser ses données minières. Ces textes prévoient des travaux géologiques dans deux zones prioritaires ainsi que la création d’un système national d’information consacré aux ressources du pays.
Le premier contrat doit s’étendre sur vingt-quatre mois. Il porte sur des cartes à l’échelle 1/200 000, des travaux de terrain, l’interprétation d’images satellitaires et l’analyse du potentiel minéral. L’objectif annoncé est d’identifier les secteurs les plus prometteurs et de préparer les étapes ultérieures d’exploration.
Le second accord, prévu sur huit mois, concerne une plateforme appelée à stocker, visualiser et analyser les informations géologiques. Des agents de la Direction nationale de la géologie et des mines doivent aussi être formés aux techniques modernes d’interprétation des images satellitaires.
La signature ne constitue ni l’annonce d’une découverte minière ni l’attribution d’une concession. Les autorités maliennes n’ont pas rendu public le coût des deux projets. L’agence Reuters a confirmé l’accord sur la cartographie numérique et le système de gestion des données, tandis que le quotidien public L’Essor a précisé leur durée et leur contenu technique.
Bamako cherche depuis plusieurs années à renforcer le contrôle national sur les informations relatives à l’or, au lithium, au cuivre ou à l’uranium. Le Code minier adopté en 2023 a déjà accru la place de l’État et des investisseurs nationaux dans les nouveaux projets, mais l’exploitation de ces ressources dépend aussi de données géologiques actualisées.




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