Une forêt privée de 20 hectares s’est reconstituée à la sortie nord-est de Toma, dans la province burkinabè du Nayala, après la mise en défens d’une parcelle menacée par l’urbanisation et les coupes de bois, selon un reportage publié vendredi 23 octobre.
Le site appartient à Yado Jean Toé, 79 ans, ancien professeur de droit à l’université de Ouagadougou, ministre des Mines entre 1987 et 1989 et écrivain. Il explique avoir choisi de clôturer le terrain et de laisser la végétation reprendre naturellement plutôt que de mener un reboisement massif.
Lors d’une visite effectuée le 24 août et rapportée par l’Agence d’information du Burkina, les services provinciaux de l’Environnement ont indiqué avoir recensé 36 espèces végétales appartenant à 18 familles. Certaines sont décrites comme menacées de disparition.
La parcelle associe une végétation spontanée, des espaces cultivés et des installations d’élevage. Les autorités locales estiment qu’elle peut servir à la conservation, à l’éducation environnementale et à l’écotourisme, tout en limitant l’érosion et en stockant du carbone.
Une protection encore fragile
La clôture n’empêche pas toutes les intrusions. Des branches, des écorces et des racines sont encore prélevées sans autorisation, tandis que des animaux franchissent ou soulèvent le grillage. De jeunes arbres plantés en juin ont ainsi été détruits, selon le propriétaire.
Les personnes vivant autour du site peuvent ramasser le bois mort et cueillir certains produits sauvages, mais les services forestiers disent intervenir contre les coupes d’arbres. La direction provinciale accompagne aussi l’introduction de nouvelles espèces à vocation pédagogique.
Yado Jean Toé possède par ailleurs une autre parcelle d’environ 25 hectares près de Toma, où des eucalyptus plantés côtoient des espèces apparues spontanément. L’administration provinciale dit vouloir soutenir la protection durable des deux espaces.




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