Le Mali a officiellement reçu le 29 octobre un Document de Bamako destiné à déconstruire les discours extrémistes et à renforcer la prévention de la violence. Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a demandé aux institutions religieuses, aux pouvoirs publics et à la société civile d’en diffuser les recommandations et de les traduire en actions.
Le texte a été remis au Centre international de conférences de Bamako par Ibrahim Kontao, premier vice-président du Haut Conseil islamique du Mali. L’organisation religieuse le présente comme un outil pour répondre aux discours de haine, aux amalgames et à l’instrumentalisation de la religion.
Dans son intervention, le chef du gouvernement a défendu une approche qui ne repose pas uniquement sur les forces de sécurité. Il a associé la prévention, la sensibilisation, le dialogue communautaire et la coopération avec les responsables religieux à la lutte contre l’extrémisme violent.
Cette orientation s’inscrit dans les travaux du comité de réflexion sur la prévention des troubles dans l’espace religieux, mis en place à l’initiative du président de la Transition Assimi Goïta. Les autorités veulent renforcer la concertation entre acteurs religieux et prévenir les tensions susceptibles de fragiliser la cohésion sociale.
Le gouvernement n’a pas encore publié le document dans son intégralité ni détaillé le calendrier de mise en œuvre de ses recommandations. L’efficacité du dispositif dépendra notamment de sa diffusion hors de Bamako, de son appropriation par les communautés et des moyens consacrés aux actions de prévention.




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