Le Maroc prévoit de maintenir son déficit budgétaire à 3 % du produit intérieur brut en 2027 malgré une hausse des dépenses sociales et des allègements fiscaux, selon le projet de budget présenté au Parlement.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Fouzi Lekjaa, a annoncé une enveloppe de 62 milliards de dirhams destinée aux services sociaux, au pouvoir d’achat et à la réduction des inégalités. Le texte prévoit notamment d’exonérer d’impôt sur le revenu les salaires mensuels inférieurs à 10 000 dirhams, une mesure qui concernerait 87 % des salariés d’après le gouvernement.
Le programme comprend aussi une hausse des pensions, une augmentation des aides aux familles vulnérables et des subventions à l’électricité. Le budget de la santé progresserait de 7 % pour atteindre 45,5 milliards de dirhams. Celui de l’éducation augmenterait de 4,6 % à 121 milliards.
La croissance économique est attendue à 3,7 % en 2027, contre une prévision de 4,7 % pour 2026, sur l’hypothèse d’une campagne agricole moyenne. La dette publique reculerait légèrement, de 67,5 % à 66,9 % du produit intérieur brut.
Pour soutenir les recettes, le gouvernement propose de porter à 40 % le taux d’imposition des bénéfices supérieurs à 100 millions de dirhams réalisés par les distributeurs de carburants. Le projet augmente également les droits d’accise sur les boissons sucrées, l’alcool, les cigarettes et les cigarettes électroniques.
Le besoin de financement de l’État est attendu en baisse de 7,4 % à 159 milliards de dirhams. Le texte doit encore suivre le parcours parlementaire avant son adoption définitive.




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