La Haute Cour de Durban a provisoirement interdit au mouvement March and March d’organiser des marches et convois de protestation dans la municipalité d’eThekwini, en Afrique du Sud. L’ordonnance reste en vigueur jusqu’à une audience prévue vendredi 30 octobre, qui doit décider si elle devient définitive.
La mesure couvre notamment le centre de Durban et les abords du centre d’accueil des réfugiés du ministère de l’Intérieur, sur Che Guevara Road. Elle interdit aussi les violences, intimidations, blocages, pillages et dégradations liés aux rassemblements.
Le ministre par intérim de la Police, Firoz Cachalia, et le commissaire provincial du KwaZulu-Natal, Nhlanhla Mkhwanazi, ont saisi la justice en invoquant des menaces présumées contre le centre d’accueil ainsi que des agressions, des fermetures forcées de commerces et des dégâts matériels lors de précédentes mobilisations.
Les autorités ont également relié les tensions à la mort récente d’un ressortissant étranger dans le centre de Durban. Ces éléments relèvent des arguments présentés par la police devant le tribunal et l’enquête sur les responsabilités reste distincte de la procédure visant les marches.
La dirigeante de March and March, Jacinta Ngobese-Zuma, conteste la démarche des autorités et a annoncé que le mouvement se présenterait à l’audience de vendredi. Le dossier intervient après le déploiement de 510 soldats dans le KwaZulu-Natal pour appuyer la police, à quelques jours d’élections locales prévues le 4 novembre.




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