La République démocratique du Congo conteste le choix du Rwanda pour accueillir le retour de la Formule 1 en Afrique et demande des garanties indépendantes sur l’origine des fonds mobilisés pour le futur Grand Prix, a déclaré la ministre congolaise des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner.
La Formule 1 a annoncé mardi un projet de course au début des années 2030 sur un circuit encore à construire à Bugesera, près de Kigali. Le championnat n’a plus organisé de Grand Prix en Afrique depuis 1993. La responsable congolaise a dit soutenir le retour de la compétition sur le continent, mais elle juge le choix rwandais politiquement et moralement contestable.
Kinshasa demande notamment que les organisateurs s’assurent qu’aucun financement ne provienne de minerais liés au conflit ou de ressources congolaises exploitées illicitement. La ministre a aussi apporté son soutien à la candidature concurrente de l’Afrique du Sud.
La RDC, les États-Unis et des experts des Nations unies accusent le Rwanda de soutenir le M23 dans l’est congolais. Kigali rejette ces accusations et affirme que ses mesures de sécurité répondent aux menaces de groupes armés actifs de l’autre côté de la frontière.
Amnesty International a également accusé la Formule 1 d’offrir aux autorités rwandaises un instrument de communication destiné à détourner l’attention des critiques sur les droits humains. La Formule 1 défend pour sa part la capacité du sport à mobiliser les publics et à produire des effets positifs. Le projet prévoit un accord de dix ans, mais son circuit n’existe pas encore et aucune date précise de première course n’a été annoncée.
Sources et corrections
https://www.aljazeera.com/sports/2026/10/15/congo-protests-formula-1s-indefensible-decision-to-race-in-rwanda
https://www.reuters.com/sports/formula1/amnesty-accuses-f1-offering-rwanda-sportswashing-prize-with-race-deal-2026-10-13/




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