Lundi 2 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Au Burkina Faso, l’emprunt obligataire dépasse son objectif de 43 milliards de FCFA

L’État burkinabè a mobilisé 143 milliards de FCFA en octobre sur le marché financier régional, contre un objectif initial de 100 milliards.

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Billets de 10 000 et 5 000 francs CFA de l’UEMOA
Billets de francs CFA de l’UEMOA. Illustration d’archives distincte de l’opération financière annoncée le 2 novembre 2026.

Le Burkina Faso a mobilisé 143 milliards de FCFA sur le marché financier régional en octobre, soit 43 milliards de plus que l’objectif fixé pour son emprunt obligataire. Le résultat a été annoncé lundi 2 novembre par le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo.

L’opération avait été ouverte du 12 au 30 octobre avec une cible de 100 milliards de FCFA destinée au financement du budget de l’État pour 2026. Le montant finalement souscrit représente un taux de couverture de 143 % par rapport à cette prévision initiale.

L’emprunt était réparti en trois tranches. La première portait sur 40 milliards de FCFA à un taux annuel de 6,60 % sur cinq ans. Les deux autres visaient chacune 30 milliards, rémunérés à 6,75 % sur sept ans et à 7 % sur dix ans.

Selon le ministère, les recettes mobilisées par ses services ont également atteint 422 milliards de FCFA en octobre, contre une prévision de 333 milliards. Ces chiffres constituent une annonce gouvernementale et ne détaillent pas encore la répartition finale des souscripteurs.

Le placement a été conduit par un consortium de sociétés de gestion et d’intermédiation établies au Burkina Faso, avec l’appui d’un syndicat de placement couvrant le marché de l’Union monétaire ouest-africaine. Les titres doivent permettre à l’État d’étaler le remboursement selon plusieurs maturités.

Aboubakar Nacanabo a demandé à ses services de poursuivre la mobilisation des ressources au cours des deux derniers mois de l’année. L’enjeu sera désormais d’intégrer les intérêts servis aux investisseurs et le calendrier de remboursement dans les charges futures du budget national.

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