Le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, a dénoncé lundi 2 novembre l’utilisation de la carte Labal comme moyen de pression sur des usagers de la route. Il a promis des sanctions contre les agents qui seraient impliqués dans des pratiques de racket ou de corruption.
La déclaration a été faite lors de la cérémonie mensuelle de montée des couleurs à Ouagadougou. Elle constitue une mise en cause publique du fonctionnement de certains contrôles routiers, sans qu’un nombre d’agents ou de procédures disciplinaires déjà ouvertes ait été communiqué.
La carte Labal doit normalement permettre à un conducteur contrôlé après une infraction de poursuivre son trajet et de régler ultérieurement l’amende. Le paiement peut notamment être effectué par l’intermédiaire de la plateforme Faso Arzeka, ce qui évite l’immobilisation systématique du véhicule.
Selon Mahamadou Sana, ce mécanisme a été détourné de sa vocation par certains agents qui s’en serviraient pour obtenir des paiements indus. Ces accusations restent attribuées au ministre, aucune décision judiciaire ni bilan d’enquête n’ayant été rendu public dans l’annonce consultée.
Le ministre a précisé que les détenteurs de la carte devaient bénéficier de l’amende minimale prévue et que les travaux d’intérêt commun ne devraient pas être privilégiés dans leur cas. Il a également appelé les forces de sécurité à donner une place plus importante à la sensibilisation.
Cette mise au point intervient alors que les autorités renforcent les contrôles liés à la sécurité routière. Mahamadou Sana s’est félicité de la progression du port du casque, tout en demandant aux usagers de maintenir une conduite prudente.




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