L’Afrique du Sud prépare un cadre permettant aux gestionnaires de fonds agréés d’investir jusqu’à 100 % de certains portefeuilles dans des actifs étrangers, à condition que ces mandats soient enregistrés et strictement cloisonnés.
Le projet de Centre financier synthétique a été présenté aux investisseurs par la Banque centrale sud-africaine, le Trésor national et la Bourse de Johannesburg. Il vise les sociétés de gestion, les banques, les assureurs et les fonds de capital-investissement qui administrent depuis l’Afrique du Sud des portefeuilles mondiaux libellés dans différentes devises.
Le changement ne supprime pas le plafond prudentiel de 45 % sur les actifs étrangers. Ce seuil continuerait de s’appliquer au moment où une institution place des capitaux dans un véhicule relevant du nouveau cadre. Une fois les fonds transférés dans un mandat enregistré, le gestionnaire pourrait toutefois les investir intégralement à l’étranger. L’institution d’origine devrait toujours comptabiliser cet engagement dans sa propre limite.
Près de 5 000 milliards de rands d’actifs sud-africains de portefeuille sont déjà détenus hors du pays, selon les chiffres cités lors de la présentation. Les promoteurs du dispositif espèrent rapatrier à Johannesburg une partie de la gestion actuellement réalisée dans des places financières étrangères.
La Bourse de Johannesburg estime qu’une réforme plus large du contrôle des changes pourrait attirer à terme 10 000 milliards de rands d’investissements. Cette projection reste une estimation et ne constitue pas un engagement financier acquis.
Le texte est soumis à consultation publique jusqu’au 30 novembre. Une seconde phase pourrait examiner l’alignement fiscal et l’admission de titres libellés en devises étrangères sur les marchés sud-africains.




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