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À Fada N’Gourma, une coopérative du miel dépasse 100 millions de FCFA de chiffre d’affaires

La visite de deux unités locales met en lumière des emplois permanents, des recettes fiscales et un réseau de farine infantile actif jusque dans les pays voisins.

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Une femme et une jeune fille près d’un moulin local au Nigeria
Photo d’archive prise au Nigeria en 2017, distincte des unités visitées à Fada N’Gourma. Crédit Nongov, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Une coopérative de transformation du miel implantée à Fada N’Gourma réalise plus de 100 millions de francs CFA de chiffre d’affaires annuel et verse plus de 10 millions de francs CFA de taxes locales par an. Ces résultats ont été présentés vendredi 23 octobre lors d’une visite des autorités régionales consacrée à la consommation de produits fabriqués au Burkina Faso.

La Société coopérative du Gourma emploie plus de vingt personnes de façon permanente. Elle transforme le miel en plusieurs produits, dont de la cire, du savon, des pommades et de l’hydromel. Née en 1986 à Nadiagou, dans l’est du pays, elle est installée à Fada N’Gourma depuis 1993.

Le compte rendu de l’Agence d’information du Burkina souligne le poids économique atteint par la structure dans une filière qui relie production rurale, transformation et commercialisation. Les recettes déclarées et les emplois permanents donnent une mesure concrète de sa contribution à l’économie locale.

La délégation s’est également rendue à l’unité Misola Laafi Biga, spécialisée dans les farines infantiles à base de mil, de soja et d’arachide. L’initiative, lancée en novembre 1982, a contribué à former vingt-deux unités de production au Burkina Faso ainsi que dans des pays voisins, notamment le Mali et le Niger.

La qualité sanitaire occupe une place centrale dans cette production destinée aux jeunes enfants. L’unité applique des précautions particulières contre les aflatoxines, des substances toxiques susceptibles de contaminer certaines céréales et légumineuses lorsque les conditions de stockage sont inadéquates.

La visite s’inscrivait dans le Mois du consommer local. Elle a permis de mettre en avant deux modèles complémentaires, l’un tourné vers la nutrition infantile et l’autre vers la valorisation de la production apicole.

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