Lundi 2 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Le Ghana dit avoir obtenu l’arrêt du recrutement de ses ressortissants par la Russie

Accra affirme que Vladimir Poutine a accepté d’écarter les Ghanéens de toute participation à la guerre en Ukraine.

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John Dramani Mahama lors d’une intervention publique en 2013
John Dramani Mahama lors d’une intervention publique en 2013. Photographie d’archives, distincte de sa rencontre avec Vladimir Poutine le 30 octobre 2026. Chatham House / Wikimedia Commons, CC BY 2.0.

Le Ghana affirme avoir obtenu de la Russie l’arrêt de tout recrutement de ses ressortissants pour la guerre en Ukraine, qu’il s’agisse d’enrôlements irréguliers ou d’engagements présentés comme volontaires. L’annonce a été faite par les autorités ghanéennes après une rencontre entre John Dramani Mahama et Vladimir Poutine le 30 octobre à Moscou.

Selon le ministère ghanéen des Affaires étrangères, le président Mahama a directement soulevé le sort de ses compatriotes engagés dans les forces russes. Accra assure que son homologue russe a répondu que les Ghanéens ne seraient plus autorisés à participer au conflit, quelle que soit la voie de recrutement.

Cette présentation émane de la partie ghanéenne. Au moment de la reprise de l’information, le Kremlin n’avait pas publié de confirmation distincte détaillant la portée juridique ou les modalités d’application de cet engagement. Il reste donc à établir comment les autorités russes traiteront les contrats déjà signés et les recrutements conduits par des intermédiaires.

Le dossier a pris une dimension nationale au Ghana après plusieurs signalements de départs sous de fausses promesses d’emploi. En août, le ministre des Affaires étrangères Samuel Okudzeto Ablakwa avait fait état de 62 Ghanéens morts dans le conflit et de 15 autres portés disparus. Ces chiffres restent ceux communiqués par Accra.

Le gouvernement ghanéen estimait auparavant qu’environ 272 de ses ressortissants avaient été recrutés depuis 2022. Il a ouvert des enquêtes sur des réseaux soupçonnés d’attirer des candidats avec des offres civiles avant leur déploiement vers la zone de guerre.

La question du recrutement a été discutée parallèlement à un ensemble d’accords annoncés par Accra avec Moscou dans l’énergie, la défense, l’agriculture et la formation. Les deux pays ont notamment évoqué une coopération autour d’une centrale nucléaire de 2 000 mégawatts, sans calendrier de réalisation rendu public.

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