Lundi 2 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Le Niger et l’est libyen scellent un protocole de coopération stratégique

Ali Mahaman Lamine Zeine et Saddam Haftar ont signé à Benghazi un accord dont les domaines précis n’ont pas été rendus publics. Les deux parties promettent un suivi de sa mise en œuvre.

WhatsApp
Le Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine à Niamey en septembre 2026
Ali Mahaman Lamine Zeine à Niamey le 22 septembre 2026. Photographie d’archives, distincte de sa visite à Benghazi. Publication officielle du Premier ministre du Niger.

Le Niger et les autorités de l’est libyen ont signé dimanche 1er novembre à Benghazi un protocole de coopération stratégique, nouveau résultat concret de la visite du Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine en Libye.

Le texte a été conclu après un entretien avec Saddam Haftar, vice-commandant des forces armées basées dans l’est du pays, en présence d’Oussama Hammad, chef du gouvernement installé à Benghazi. L’Agence nigérienne de presse et l’agence libyenne LANA ont toutes deux confirmé la rencontre.

Ali Mahaman Lamine Zeine a déclaré que l’accord devait élargir la coopération entre les deux pays. Les deux parties se sont engagées à poursuivre leurs consultations, à coordonner leurs positions et à suivre l’application des engagements pris. Aucun calendrier ni détail sectoriel du protocole n’a toutefois été publié.

La délégation nigérienne comprend plusieurs responsables politiques et militaires. Cette composition donne une place importante aux questions de sécurité, sans permettre de conclure que le protocole porte exclusivement sur ce domaine. Niamey et Benghazi ont également évoqué les liens historiques, culturels et de voisinage entre leurs populations.

Le Niger partage avec la Libye une frontière saharienne traversée par des routes commerciales et migratoires. La zone est aussi exposée aux trafics et aux déplacements de groupes armés, ce qui fait de la coordination frontalière un enjeu régulier entre les deux voisins.

La Libye reste divisée entre les institutions établies à Tripoli et les autorités de l’est soutenues par Khalifa Haftar. Le protocole signé à Benghazi renforce donc un canal direct entre Niamey et le pouvoir de l’est, mais sa portée dépendra des mesures d’exécution qui n’ont pas encore été rendues publiques.

Réagir à cet article

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les réactions sont relues par la rédaction avant publication ; les propos injurieux, diffamatoires ou haineux ne sont pas publiés.