Le président nigérian Bola Tinubu a officiellement lancé samedi à Kaduna sa campagne pour un second mandat, à moins de trois mois d’une élection dominée par les inquiétudes sur le coût de la vie et la sécurité.
Le scrutin présidentiel est prévu le 16 janvier. Âgé de 74 ans, Bola Tinubu doit notamment affronter l’ancien vice-président Atiku Abubakar et Peter Obi, arrivés respectivement deuxième et troisième lors de l’élection de 2023.
Des milliers de partisans du Congrès des progressistes ont rempli une grande partie du stade Ranchers Bees, d’une capacité de 10 000 places. Le président a demandé à ses soutiens de se mobiliser pour sa réélection et a défendu les réformes engagées depuis son arrivée au pouvoir.
La suppression des subventions sur le carburant et la dévaluation du naira ont amélioré certains indicateurs de finances publiques, de réserves de change et de confiance des investisseurs. Elles ont aussi accru la pression sur les ménages. En septembre, le litre d’essence se vendait autour de 1 400 nairas à Lagos et Abuja, et jusqu’à 1 500 nairas dans certaines zones du nord.
L’opposition conteste le bilan économique du chef de l’État. Phrank Shaibu, porte-parole de la campagne d’Atiku Abubakar, l’a accusé d’esquiver sa responsabilité dans la crise sociale.
La sécurité pèsera également sur le vote. Le Nigeria reste confronté aux enlèvements et aux groupes armés dans le nord-ouest, ainsi qu’à l’insurrection islamiste dans le nord-est. Le camp présidentiel affirme disposer du soutien de 32 gouverneurs sur 36, un avantage organisationnel qui devra encore se traduire dans les urnes.




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