Vendredi 30 octobre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

À Yaoundé, des familles réclament les dépouilles de Camerounais enrôlés par la Russie

Des proches ont manifesté devant l’ambassade de Russie pour obtenir des informations sur les morts et disparus du front ukrainien.

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Vue du quartier Bastos à Yaoundé au crépuscule
Vue du quartier Bastos à Yaoundé. Photographie d’archives, sans représentation de la manifestation devant l’ambassade de Russie du 28 octobre 2026. Shaowu Fan / Wikimedia Commons, CC BY 3.0.

Des dizaines de familles camerounaises ont manifesté mercredi 28 octobre devant l’ambassade de Russie à Yaoundé pour réclamer le rapatriement de dépouilles et des informations sur leurs proches partis combattre en Ukraine.

Le rassemblement s’est tenu dans le quartier Bastos à l’appel du collectif Ramenez nos Fils et nos Frères. Les participants comprenaient des veuves, des parents et des proches de Camerounais dont certains sont sans nouvelles depuis plusieurs mois, selon un reportage publié vendredi par BBC News Afrique.

Les familles accusent des réseaux de proposer des visas d’études, des emplois civils rémunérés ou des régularisations administratives avant d’orienter les recrues vers l’armée russe. Ces méthodes sont rapportées à partir de témoignages et n’ont pas été confirmées de manière indépendante par les autorités citées.

Un père interrogé par la BBC affirme que son fils de 20 ans a été tué dans une frappe contre un camion militaire avec 21 autres Africains. Ce récit et ce bilan demeurent ceux du témoin et ne sont pas présentés comme des faits vérifiés séparément.

Le collectif demande l’identification des personnes décédées ou portées disparues, la transmission des informations disponibles aux familles et le démantèlement des filières clandestines présumées. La mobilisation avait été annoncée dès le 24 octobre par Actu Cameroun, ce qui confirme son organisation préalable.

La BBC n’a rapporté aucune réponse publique des ambassades ou des gouvernements russe et camerounais aux demandes formulées pendant le rassemblement. Les familles disent vouloir une clarification humanitaire sur le sort de leurs proches.