Vendredi 30 octobre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

À Kobada, 80 % des jeunes recrutés viendront des villages concernés

Le cadre local d’emploi donne la priorité à Faraba-Coungo, Samaya et leurs hameaux, surtout pour les postes non qualifiés.

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Engins d’extraction dans une mine d’or au Mali
La mine d’or de Sadiola au Mali. Photographie d’archives utilisée pour illustrer le secteur aurifère, sans représenter le projet de Kobada ni la réunion du 29 octobre 2026. Photo LZ6387 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

Quatre jeunes recrutés sur cinq autour du projet aurifère de Kobada devront être choisis dans les villages directement concernés. La règle a été présentée jeudi 29 octobre à Kangaba lors de la première réunion du Cadre de concertation pour l’emploi local.

Le dispositif vise Faraba-Coungo, dans la commune rurale de Kaniogo, et Samaya, dans celle de Nouga, ainsi que leurs hameaux. La priorité locale doit porter notamment sur les postes non qualifiés, selon le compte rendu publié le lendemain par MaliActu.

Le cadre de concertation a été créé par deux décisions datées du 17 septembre 2026. Il doit suivre les besoins de recrutement, favoriser l’équité, développer l’employabilité et prévenir les tensions liées aux attentes des communautés riveraines.

La réunion était présidée par Lacina Diarra, deuxième adjoint au préfet et sous-préfet central de Kangaba. Elle a été organisée avec l’appui financier de Toubani Resources, la société qui développe le projet de Kobada.

Les responsables ont précisé que le cadre facilite le dialogue mais ne garantit pas un poste à chaque demandeur. La règle de 80 % fixe une priorité territoriale pour les jeunes qui seront recrutés sans transformer le mécanisme en promesse individuelle d’embauche.

Toubani Resources présente Kobada comme un projet aurifère à ciel ouvert situé à 126 kilomètres au sud de Bamako. La société évalue ses ressources à 2,2 millions d’onces d’or, des chiffres qui restent ceux du promoteur du projet.