Le dirigeant soudanais Abdel Fattah al-Burhan a ordonné lundi 12 octobre l’ouverture d’une enquête sur une frappe aérienne survenue deux jours plus tôt dans une zone minière proche de la frontière égyptienne. Le Conseil de souveraineté de transition a qualifié l’événement de douloureux sans annoncer de bilan officiel.
Le groupe de juristes Emergency Lawyers affirme que 72 personnes ont été tuées dans le secteur aurifère de Jabal al-Uqaydat et accuse l’aviation égyptienne d’avoir mené l’attaque. Ce bilan et cette attribution n’ont pas été vérifiés de manière indépendante. L’Égypte n’avait publié aucun commentaire officiel au moment des dernières informations disponibles.
Selon un témoin cité par des médias internationaux, un avion a effectué plusieurs frappes samedi matin, provoquant un mouvement de panique sur le site. Cette version reste un témoignage rapporté et ne permet pas, à elle seule, d’identifier l’auteur de l’opération.
La commission mise en place par Abdel Fattah al-Burhan réunit des représentants du parquet, de la justice et des services de sécurité. Elle doit établir les circonstances de la frappe et remettre un rapport, sans qu’un délai ait été rendu public.
Les autorités soudanaises indiquent être restées en contact avec leurs homologues égyptiens depuis l’incident. Lors d’un échange téléphonique, le chef de la diplomatie égyptienne Badr Abdelatty a insisté sur le respect mutuel de l’intégrité territoriale et de la sécurité des frontières.
Jabal al-Uqaydat se trouve dans une vaste zone minérale et difficile d’accès, à proximité du triangle de Halayeb revendiqué par le Soudan et l’Égypte. La région est traversée par des circuits d’orpaillage et de commerce informel dont le contrôle est devenu plus sensible depuis le début de la guerre soudanaise en avril 2023.




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