L’économie sud-africaine apparaît 4,9 % plus grande qu’estimé auparavant après une opération de rebasing et de révision des comptes nationaux, a annoncé jeudi 29 octobre Statistics South Africa. Cette hausse reflète une nouvelle mesure statistique et non une croissance soudaine de l’activité.
L’institut a changé l’année de référence utilisée pour calculer les volumes et les prix constants, en passant de 2015 à 2022. Le choix de 2022 permet d’intégrer les transformations intervenues dans la structure de l’économie tout en évitant 2020, année jugée atypique en raison de la pandémie de Covid-19.
Le rebasing actualise les pondérations attribuées aux différents secteurs. Le benchmarking améliore en parallèle les sources de données, les classifications et les méthodes de calcul. Ensemble, ces opérations peuvent faire apparaître des activités auparavant sous-estimées sans modifier les transactions déjà réalisées.
Statistics South Africa avait annoncé la publication des nouveaux résultats pour le 29 octobre, cinq ans après sa précédente révision de référence. L’exercice est mené périodiquement afin que le produit intérieur brut reste aligné sur l’évolution de l’économie réelle.
Selon Reuters, l’estimation révisée augmente de 4,9 % la taille mesurée de l’économie. Cette modification peut réduire mécaniquement certains ratios exprimés en proportion du PIB, notamment la dette ou le déficit, sans effacer les montants effectivement dus.
La nouvelle base peut aussi modifier le poids relatif de secteurs comme les services numériques, la finance, l’industrie ou les activités informelles lorsqu’ils sont mieux captés. Les séries historiques doivent être retraitées pour permettre des comparaisons cohérentes dans le temps.
La révision ne signifie donc pas que les ménages disposent immédiatement de revenus supplémentaires ni que le chômage recule. Elle donne aux autorités, aux investisseurs et aux institutions financières une photographie plus récente de la structure productive du pays.
Les prochains tableaux détaillés de Stats SA permettront d’identifier les secteurs ayant le plus contribué à l’écart de 4,9 % et de mesurer les effets de cette révision sur les principaux indicateurs budgétaires et économiques.




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