Le Nigeria veut mettre fin au torchage courant du gaz d’ici à 2030 en renforçant les sanctions, les infrastructures et les investissements destinés à valoriser les volumes aujourd’hui brûlés. Le régulateur pétrolier estime que cette pratique représente encore environ 500 millions de pieds cubes par jour.
Oritsemeyiwa Eyesan, directrice générale de la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission, a présenté cette orientation lors de la conférence internationale EINGICE 2026 à Abuja. Elle était représentée par Janice Anyanwu, directrice adjointe chargée de l’utilisation du gaz.
Selon la commission, la part du gaz torché serait passée d’environ 90 % de la production dans le passé à près de 7 %. Ces chiffres proviennent du régulateur et n’étaient pas accompagnés, lors de l’annonce, d’une série annuelle détaillée permettant de mesurer le rythme récent de réduction.
La NUPRC cite le manque d’infrastructures, les coûts d’investissement élevés et les faibles volumes de certains sites parmi les principaux obstacles. Le programme fédéral cherche à attribuer les torchères à des investisseurs capables de capter le gaz et de le transformer pour l’électricité ou l’industrie.
L’objectif de 2030 figure déjà dans les lignes directrices nigérianes sur le méthane. La nouvelle déclaration réaffirme cette échéance, sans annoncer de budget supplémentaire ni de calendrier de sanctions site par site.




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