Le Niger et le Maroc ont ouvert des discussions sur une possible coopération dans les hydrocarbures, sans annoncer d’accord ni de projet à ce stade. Le sujet a été abordé lors d’une rencontre entre le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, et l’ambassadeur marocain Mohammed Iboumraten.
Le diplomate a été reçu vendredi 30 octobre à Niamey dans le cadre de sa tournée de prise de contact auprès des autorités nigériennes, selon un compte rendu publié lundi par l’Agence de presse africaine. Les échanges ont porté sur les priorités du secteur et les domaines dans lesquels les deux pays pourraient travailler ensemble.
Hamadou Tini a assuré l’ambassadeur de sa disponibilité pour poursuivre les discussions. Aucun calendrier, investissement, partenaire industriel ou volume d’approvisionnement n’a été communiqué à l’issue de l’entretien.
Mohammed Iboumraten fait partie des ambassadeurs ayant présenté leurs lettres de créance au président Abdourahamane Tiani à la mi-octobre. Sa consultation avec le ministre du Pétrole intervient donc au début de sa mission diplomatique au Niger.
Le dossier énergétique occupe une place centrale dans l’agenda du gouvernement nigérien. Le ministre avait indiqué début octobre que le pays avait enregistré, sur les huit premiers mois de 2026, un déficit de 196,62 millions de litres d’essence et de 52,60 millions de litres de gazole.
Niamey cherche parallèlement à diversifier ses partenariats. Une mission d’experts algériens a travaillé fin octobre avec les autorités nigériennes sur la modernisation de la banque nationale de données pétrolières, tandis que 53 camions-citernes transportant 1,65 million de litres de carburant algérien ont été réceptionnés à Agadez le 1er novembre.
Ces coopérations avec l’Algérie sont déjà opérationnelles. Les échanges avec le Maroc restent, eux, au stade exploratoire et ne permettent pas encore de mesurer leur portée économique.




Réagir à cet article