Le Niger a enregistré 1 245 morts dans des accidents de la route en 2025, soit une hausse de 12,56 % en un an, alors même que le nombre d’accidents corporels a diminué de 11,26 %. Les données ont été détaillées lundi 2 novembre par le directeur général de l’Agence nigérienne de la sécurité routière, Abou Mountari.
Au total, 7 116 accidents corporels ont été recensés sur l’ensemble du territoire. Ils ont aussi fait 4 439 blessés graves, un chiffre en progression de 3,9 %, tandis que le nombre de blessés légers a reculé de 10,51 % pour s’établir à 7 876.
L’ANISER attribue 99,24 % des accidents aux comportements humains. L’excès de vitesse arrive en tête avec 40,76 % des cas, devant le refus de priorité à 26,03 % et l’imprudence à 18,28 %. Le non-respect de la signalisation représente 6,68 %, l’inattention 4,89 % et la conduite en état d’ivresse 1,23 %.
Les facteurs liés aux infrastructures, aux véhicules et à l’environnement pèsent beaucoup moins dans cette ventilation officielle. L’état des routes représente 0,64 % des cas, celui des véhicules 0,08 % et les facteurs environnementaux 0,04 %.
Cette évolution met en évidence une baisse de la fréquence des accidents mais une aggravation de leur bilan humain. L’agence dit renforcer les campagnes de prévention, les contrôles conjoints avec les forces de sécurité et l’identification des points noirs du réseau routier.
Les opérations menées à Niamey ciblent notamment le port du casque et de la ceinture, l’usage du téléphone au volant, le respect des feux et des priorités. L’ANISER inscrit ces actions dans la décennie mondiale de sécurité routière 2021-2030 portée par l’Organisation mondiale de la santé.




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