Lundi 2 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

En Éthiopie, l’OMS alerte sur un système de santé proche de la rupture

Tedros Adhanom Ghebreyesus affirme que les attaques dans le nord de l’Éthiopie aggravent les pénuries de personnel, de médicaments et d’ambulances.

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Un camp de déplacés à Soqota dans la région Amhara en Éthiopie
Un camp de déplacés à Soqota, dans la région Amhara, en mai 2022. Photographie d’archives, distincte des attaques signalées à Jari 2 et Rama en octobre 2026. Henry Wilkins / Voice of America, domaine public.

Les attaques signalées dans le nord de l’Éthiopie rapprochent un système de santé déjà fragile du point de rupture, a averti lundi 2 novembre le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Le responsable de l’OMS a évoqué des civils tués, dont des enfants et un nouveau-né, au camp de déplacés de Jari 2 dans la région Amhara. Il a aussi fait état de personnes tuées à Rama, dans le Tigré, alors qu’elles cherchaient de la nourriture.

Tedros n’a fourni ni bilan global, ni dates précises, ni identité des auteurs pour ces attaques. Ces informations restent donc des signalements attribués. Aucune réponse publique du gouvernement éthiopien portant directement sur ces faits n’était disponible dans l’immédiat.

Les hôpitaux du nord manquent de personnel, de médicaments et d’équipements, tandis que les services d’ambulance sont très limités. L’insécurité entrave aussi l’acheminement des fournitures médicales, selon le directeur général de l’OMS.

L’agence sanitaire dit avoir intensifié son intervention dans les régions Afar, Amhara et Tigré. Elle indique avoir livré plus de 71 tonnes de matériel médical, comprenant des kits d’urgence, des produits de lutte contre le choléra, des médicaments et du matériel de santé reproductive.

La nouvelle alerte intervient après des frappes de drones qui ont fait au moins 15 morts au camp de Jari 2 le 30 octobre, selon des sources de secours citées par Reuters. La reprise des combats a affaibli l’accord de paix de novembre 2022 entre le gouvernement fédéral et les forces tigréennes, alors que d’autres foyers armés persistent dans les régions Amhara et Oromia.

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