Jeudi 29 octobre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

L’OMVS confie à la Guinée le pilotage de sa commission des eaux

La présidence guinéenne devra coordonner pendant un an les arbitrages entre énergie, agriculture, navigation et besoins domestiques dans le bassin du fleuve Sénégal.

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Plan d’eau du barrage de Boulounssi au Burkina Faso
Le barrage de Boulounssi à Zogoré, au Burkina Faso. Photographie d’illustration sur la gestion de l’eau, sans lien direct avec les ouvrages de l’OMVS. Photo Kirakoya Tidiane, Wikimedia Commons, CC0.

La Guinée a pris pour un an la présidence de la Commission permanente des eaux de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal. La passation avec le Sénégal est intervenue après la 156e réunion de l’instance, tenue les 20 et 21 octobre à Saly.

La commission a adopté les programmes de gestion des barrages de Manantali, Gouina, Félou et Diama pour la période allant du 22 octobre au 31 décembre. Ces arbitrages déterminent les volumes consacrés à la production électrique, à l’agriculture, à l’alimentation en eau, aux besoins du bétail et à la navigation.

Pour l’ensemble de l’année 2026, les objectifs de production annoncés atteignent 915 gigawattheures à Manantali, 583,348 gigawattheures à Gouina et 299,462 gigawattheures à Félou. Leur réalisation dépend des apports hydrologiques et des contraintes techniques propres à chaque ouvrage.

La présidence guinéenne devra coordonner les échanges entre les quatre États membres de l’OMVS, la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. La commission sert de cadre technique pour ajuster les lâchers d’eau et concilier des usages qui peuvent entrer en concurrence pendant les périodes de faible disponibilité.

Le passage de relais intervient à un moment où les pays du bassin cherchent à sécuriser leur production d’électricité tout en protégeant les activités agricoles et les besoins domestiques. Les décisions de la commission sont donc suivies au-delà du secteur énergétique, notamment dans les zones irriguées et les communautés riveraines.

La prochaine réunion est annoncée à Conakry dans la seconde moitié de décembre. Elle doit permettre de réexaminer les données de fin d’année et de préparer les paramètres de gestion du début de 2027.

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