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La Guinée vise cinq raffineries d’alumine mais l’électricité reste le verrou

Conakry veut produire jusqu’à huit millions de tonnes d’alumine par an d’ici 2030, un objectif conditionné par une forte hausse de la capacité électrique.

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Un train de transport de bauxite en Guinée, photographie d’archives
Un train transporte de la bauxite sur l’axe Sangarédi-Kamsar en Guinée. Photographie d’archives illustrant la filière, sans représentation des raffineries annoncées pour 2030. Photo Aboubacarkhoraa / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

La Guinée ambitionne de disposer de cinq raffineries d’alumine d’ici 2030 et de produire entre sept et huit millions de tonnes par an, mais le manque d’électricité demeure le principal obstacle à cette montée en gamme de son industrie minière.

Trois unités sont déjà en construction, selon les autorités guinéennes. Le pays, l’un des principaux producteurs mondiaux de bauxite, veut réduire sa dépendance aux exportations de minerai brut en développant une transformation locale créatrice de valeur et d’emplois.

Cette stratégie réclame toutefois une puissance électrique sans commune mesure avec les capacités actuelles. La production disponible tourne autour de 1 000 mégawatts, alors que l’industrialisation visée pourrait nécessiter entre 5 000 et 10 000 mégawatts, d’après les estimations présentées par le gouvernement.

En juin 2026, Conakry a lancé un troisième projet de raffinerie évalué à 1,68 milliard de dollars. L’installation doit pouvoir produire 1,2 million de tonnes d’alumine par an, si son financement, ses équipements et son approvisionnement énergétique suivent le calendrier prévu.

La bauxite doit être transformée en alumine avant d’entrer dans la fabrication de l’aluminium. Cette étape est très énergivore, ce qui oblige la Guinée à mener de front la construction des usines, le développement des réseaux électriques et la recherche de capitaux de long terme.

Les autorités inscrivent cette politique dans une stratégie plus large de transformation des ressources, également illustrée par le projet de minerai de fer de Simandou. Des institutions financières internationales ont manifesté leur intérêt, mais les décisions d’investissement dépendront du coût de l’énergie, des infrastructures et de la stabilité du cadre réglementaire.

L’objectif de 2030 reste donc une ambition gouvernementale et non une capacité déjà acquise. Sa réalisation sera mesurée à l’avancement effectif des raffineries, à la disponibilité de l’électricité et au démarrage de la production commerciale.

Sources et corrections

https://www.reuters.com/world/africa/guinea-targets-five-alumina-refineries-by-2030-power-supply-key-2026-10-18/
https://mines.gov.gn/la-guinee-lance-la-construction-dune-troisieme-raffinerie-dalumine/
https://energycapitalpower.com/guinea-to-showcase-mining-growth-at-african-mining-week-2026/

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