Le gouvernement suisse a affirmé vendredi 23 octobre que la patiente atteinte d’Ebola au Nigeria ne s’était pas rendue en République démocratique du Congo. Cette mise au point contredit les indications données par les autorités ougandaises et laisse ouverte la question précise du lieu de contamination.
La femme, née en Ouganda et devenue ressortissante suisse, est l’épouse d’un diplomate en poste à Abuja. Le Département fédéral suisse des affaires étrangères estime qu’elle a probablement contracté le virus pendant un séjour en Ouganda. Kampala assure toutefois qu’aucun cas n’est actuellement détecté dans le pays, déclaré exempt d’Ebola par l’Organisation mondiale de la santé en août.
L’OMS et l’Africa CDC ont indiqué ne pas disposer d’une confirmation établissant un voyage de la patiente dans l’est congolais. La Suisse précise désormais que ni elle ni son mari ne se sont rendus en RDC, où l’épidémie en cours avait été déclarée à la mi-mai.
Le Nigeria a parallèlement appelé au calme. Son ministre de la Santé, Muhammad Ali Pate, a déclaré jeudi qu’aucun élément ne montrait une propagation dans la communauté et a présenté la situation comme un cas unique et contenu. Les autorités poursuivent néanmoins le traçage et la surveillance des personnes susceptibles d’avoir été exposées.
Ce diagnostic constitue le premier cas d’Ebola confirmé au Nigeria depuis plus de dix ans. L’épidémie touche désormais la RDC, l’Ouganda, le Kenya et le Nigeria. Son bilan, proche de 4 700 morts selon l’Africa CDC, reste attribué à l’agence sanitaire continentale.




Réagir à cet article