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Le Burkina Faso engage 254,8 milliards de FCFA pour étendre ses terres irriguées

L’opération lancée à Tenkodogo doit porter la superficie irriguée nationale à 80 000 hectares d’ici octobre 2027, après une campagne humide marquée par une faible pluviométrie.

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Une agricultrice arrose des cultures au Burkina Faso
Une agricultrice arrose ses plantes au Burkina Faso en avril 2025. Photographie d’archives, sans lien direct avec le lancement du programme du 20 octobre 2026. Photo Ibrahim Somgalia Guitti, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Le Burkina Faso a lancé mardi 20 octobre à Tenkodogo une opération destinée à aménager 50 000 hectares de périmètres irrigués d’ici au 31 octobre 2027. Le programme, évalué à 254,791 milliards de FCFA hors taxes, doit plus que doubler les surfaces irriguées du pays.

Présentée par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, l’initiative prévoit le terrassement et le planage de 60 000 hectares entre novembre 2026 et avril 2027. Cinquante mille hectares devront ensuite être livrés comme terres aménagées, selon les informations communiquées par l’Agence d’information du Burkina.

La superficie irriguée nationale passerait ainsi de moins de 30 000 hectares à environ 80 000 hectares. Le gouvernement lie cette accélération aux difficultés de la campagne humide 2026, marquée par une pluviométrie insuffisante et des poches de sécheresse dans plusieurs zones de production.

Près de 13 milliards de FCFA sont réservés aux travaux de terrassement. Les chantiers doivent mobiliser les engins de Faso Mêbo, de la Société nationale d’aménagement des terres et de l’équipement rural, de l’Office national des barrages et des aménagements hydroagricoles ainsi que du génie militaire.

Le lancement s’est déroulé pendant une tournée du chef du gouvernement dans la région du Centre-Est. À Bagré, il a assisté au démarrage de la récolte mécanisée du maïs et à l’inauguration d’une rizerie financée sur ressources nationales. L’unité, confiée à Faso Agropoles, peut traiter 100 tonnes de paddy par jour.

La même séquence a servi à ouvrir la deuxième phase de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique. L’exécutif vise notamment une production annuelle d’au moins 100 000 tonnes de poisson, la transformation de 75 millions de litres de lait et l’exportation de 35 000 tonnes de viande.

Le Premier ministre a demandé un suivi rapproché des travaux et l’appui des producteurs, des autorités locales et des populations. Le calendrier annoncé laisse douze mois pour rendre les nouvelles parcelles exploitables, avec un premier cycle de grands travaux concentré sur la prochaine saison sèche.

Sources et corrections

https://www.aib.media/?p=171578

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