Jeudi 29 octobre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Au Burkina Faso, un engrais local vise un sac de moins par hectare

Des essais intermédiaires menés à Zourma montrent davantage de talles et de panicules, mais le rendement définitif ne sera connu qu’après la récolte.

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Cultures maraîchères à Ouagadougou, photographie d’archives
Des maraîchers irriguent des cultures à Ouagadougou en janvier 2009. Photographie d’archives illustrant l’agriculture burkinabè, sans représentation de l’essai d’engrais mené à Zourma. Photo Adam Jones / Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.

Un nouvel engrais produit à Koupéla pourrait réduire de quatre à trois le nombre de sacs de NPK utilisés par hectare de riz, selon des résultats intermédiaires présentés vendredi 16 octobre sur la plaine de Zourma, dans la province burkinabè du Boulgou.

La formulation NPK 12-30-10 est testée par la Société d’exploitation des phosphates du Burkina. Lors d’une visite rapportée par l’Agence d’information du Burkina, son chargé de vulgarisation a fait état d’une moyenne de 21 talles contre 17 avec les pratiques paysannes observées sur les parcelles de comparaison.

Les parcelles fertilisées comptaient aussi 18 panicules contre 16, avec une longueur annoncée comme supérieure. Ces données décrivent l’état des cultures à mi-parcours et ne permettent pas encore d’établir un gain de rendement à l’hectare.

L’intérêt économique avancé par la société repose sur l’utilisation de trois sacs par hectare, contre quatre dans la pratique habituelle. Le prix du produit et le coût complet du traitement n’ont pas été chiffrés dans les informations disponibles.

Fabriqué à partir de ressources locales, l’engrais intègre de la dolomite pour corriger l’acidité des sols. La SEPB recommande de l’associer à la fumure organique et à des variétés de riz à cycle court, tandis que les rendements définitifs devront être mesurés après la récolte.

Sources et corrections

https://www.aib.media/?p=171078

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