Le Brent a atteint mardi 20 octobre son niveau le plus élevé depuis cinq mois, porté par les craintes entourant les flux pétroliers du Golfe. Le contrat de référence a culminé à 111,75 dollars le baril avant de revenir à 111,20 dollars vers 11 h 20 GMT, en hausse de 1,5 %.
Le brut américain West Texas Intermediate pour livraison en novembre a touché 110 dollars, son plus haut niveau depuis avril pour un contrat proche de l’échéance. Il s’échangeait ensuite à 109,08 dollars, soit une progression de 5,2 %.
Les rebelles houthis du Yémen ont affirmé avoir visé plusieurs installations énergétiques, aéroports et objectifs militaires en Arabie saoudite, dont un site d’Aramco à Yanbu et le champ pétrolier de Shaybah. Les autorités saoudiennes n’avaient pas confirmé ces déclarations et Reuters n’avait pas pu les vérifier indépendamment.
Le cabinet de suivi maritime Kpler a fait état d’au moins dix-huit navires attaqués en deux semaines. Ces incidents alimentent une prime de risque alors que le marché évalue la capacité des producteurs du Golfe à maintenir leurs exportations.
Les analystes d’ING estiment que cette prime pourrait s’éroder si les flux se poursuivent sans interruption. Ils soulignent toutefois que la volatilité régionale continue de soutenir les cours au-dessus de 100 dollars.
Une baisse attendue des stocks américains de brut et de produits pétroliers a également soutenu le marché. Pour les pays importateurs nets de carburants, une hausse durable du baril peut renchérir la facture extérieure, même si la transmission aux prix à la pompe dépend des taux de change, des taxes et des politiques de subvention.
Sources et corrections
Reuters, The National, Barron’s




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