Le gouvernement sénégalais a défendu l’adoption du budget rectificatif de 2026 en invoquant une baisse de 340 milliards de FCFA des recettes et une hausse de 540 milliards des dépenses incompressibles. Le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo s’est exprimé dimanche avant l’examen du texte prévu mardi.
Le chef du gouvernement a attribué les charges supplémentaires principalement aux subventions à l’énergie et aux besoins des forces de défense et de sécurité. Le projet prévoit aussi de réduire de 555 milliards de FCFA les crédits de paiement consacrés aux investissements.
Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo a présenté ces coupes comme des reports vers l’année suivante pour des projets dont les conditions d’exécution ne seraient pas réunies. Il a soutenu qu’un rejet compliquerait la reprise de chantiers et la trésorerie des entreprises du bâtiment et des travaux publics.
Cette prise de parole répond à l’opposition annoncée par Pastef, pourtant majoritaire à l’Assemblée nationale. Le parti ne conteste pas le principe d’une révision, mais demande de protéger les investissements publics, les priorités sociales et le pouvoir d’achat en cas de réduction des subventions énergétiques.
Pastef réclame aussi des précisions sur les 120 milliards de FCFA prévus pour le Projet autonome de réponse d’urgence contingente ainsi qu’une information plus détaillée sur le déficit et la dette. Le parti souhaite réduire les coûts de fonctionnement de l’État et renforcer le contrôle des fonds spéciaux.
L’examen du projet de loi, initialement annoncé pour le 23 octobre, a été reporté au mardi 27 octobre à 10 heures. Le vote doit désormais départager l’argument de continuité budgétaire avancé par le gouvernement et les demandes de garanties formulées par la majorité parlementaire.
Sources et corrections
APA News
Afrimag
Assemblée nationale du Sénégal




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