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Au Nigeria, une commission attribue les morts de Minna à l’asphyxie

La commission fédérale écarte l’hypothèse d’une maladie et met en cause la surpopulation, le manque d’aération, la chaleur et la négligence.

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Agents du Corps nigérian de sécurité et de défense civile en uniforme
Agents du Corps nigérian de sécurité et de défense civile en 2024. Image d’archives, sans lien direct avec l’enquête de Minna.

Une commission fédérale d’enquête a conclu que les personnes mortes en septembre dans un centre de détention du Corps nigérian de sécurité et de défense civile à Minna avaient succombé à une asphyxie liée à la surpopulation, au manque d’aération et à la négligence. Son rapport final a été présenté mardi 27 octobre à Abuja.

Les victimes avaient été arrêtées les 15 et 16 septembre lors d’opérations visant l’exploitation minière illégale dans l’État de Niger. Selon la commission, la chaleur, la déshydratation et le confinement prolongé dans une cellule très encombrée ont provoqué une défaillance respiratoire aiguë. Le rapport écarte l’hypothèse d’une maladie contagieuse avancée au début de l’affaire.

Les récits publiés depuis le drame continuent toutefois de faire apparaître deux décomptes. Les autorités et les agences internationales ont fait état de 37 morts, tandis que des médias nigérians rapportant le détail du rapport indiquent que la commission a authentifié 33 décès et recensé 41 survivants. Cette divergence doit rester distinguée de la conclusion médicale sur la cause des décès.

D’après l’Associated Press, une cinquantaine de personnes avaient été placées dans une cellule d’environ 20 mètres carrés. Des survivants avaient déjà décrit le manque d’air et les appels restés sans réponse. Les conclusions rendues le 27 octobre apportent un fait nouveau substantiel après les premières auditions, qui avaient seulement établi que les décès auraient pu être évités.

La commission qualifie les conditions de détention de cruelles et inhumaines et recommande des indemnisations pour les familles ainsi que pour les survivants. Le commandant du NSCDC dans l’État de Niger et plusieurs agents avaient été suspendus après le drame. L’agence n’avait pas réagi dans l’immédiat aux conclusions rapportées par Reuters.

Sources et corrections

https://www.reuters.com/world/africa/nigeria-panel-says-37-detained-miners-died-overcrowding-and-neglect-2026-10-27/
https://apnews.com/article/090bef9719f1502edb191af2d43fee6b
https://www.premiumtimesng.com/regional/north-central/920723-niger-miners-deaths-fg-panel-says-37-suspects-died-from-suffocation.html

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