Le Niger a enregistré 395 diagnostics de cancer du sein en 2025, selon les chiffres présentés par les autorités sanitaires lors du lancement de la campagne Octobre Rose à Dosso. Ce bilan remet le dépistage précoce au centre des initiatives menées en octobre, alors que de nombreuses patientes consultent encore lorsque la maladie est déjà avancée.
À Niamey, la clinique Afoua a ouvert un espace d’écoute et de dépistage informel destiné aux femmes. L’établissement indique proposer depuis six ans des examens gratuits pour repérer les lésions précancéreuses du col de l’utérus et les signes évocateurs d’un cancer du sein. Les participantes y apprennent aussi les gestes d’autopalpation et les symptômes qui doivent conduire à une consultation.
La campagne doit également se déplacer vers les populations éloignées des grands centres. Une caravane de trois jours est annoncée à Harkanassou, avec des séances de sensibilisation et de dépistage. Une activité publique est par ailleurs prévue samedi 24 octobre afin de diffuser les messages de prévention et d’orienter les femmes vers les structures de prise en charge.
Les soignants insistent sur plusieurs signaux d’alerte, dont l’apparition d’une masse, une modification de la peau ou du mamelon et un écoulement inhabituel. Ces signes ne suffisent pas à établir un diagnostic, mais ils justifient un examen clinique rapide et, lorsque cela est indiqué, des investigations complémentaires.
Le dispositif national de prise en charge s’est renforcé ces dernières années. Le directeur général du Centre national de lutte contre le cancer, Amadou Soumaila, a indiqué au journal Le Sahel que son établissement avait enregistré 5 397 nouveaux cas de cancer entre novembre 2017 et septembre 2025. Ce total englobe plusieurs types de cancer et ne doit pas être confondu avec les seuls cas de cancer du sein.
Le même responsable affirme que le centre dispose d’équipements couvrant le diagnostic et le traitement. L’accès effectif reste toutefois lié à l’information des patientes, à l’orientation depuis les régions et à la capacité des structures locales à repérer la maladie assez tôt pour améliorer les chances de traitement.




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