La CEDEAO et le gouvernement cap-verdien ont inauguré à Praia un centre national de coordination consacré à l’alerte précoce, le neuvième du réseau régional. La structure doit renforcer la prévention des conflits et la réponse aux menaces touchant la sécurité humaine.
Le centre a été officiellement ouvert le 30 octobre en présence du président de la Commission de la CEDEAO, le général Birame Diop, et du ministre cap-verdien de la Défense nationale, Manuel da Rosa. L’annonce régionale a été publiée le 1er novembre.
Rattaché au bureau du Premier ministre, le dispositif doit faciliter la coopération entre administrations, analyser les informations recueillies et transmettre plus rapidement les signaux de risque aux autorités compétentes. Il doit aussi améliorer le lien entre la détection des menaces et les décisions opérationnelles.
La CEDEAO présente l’alerte précoce comme un outil permettant d’identifier les tensions avant leur transformation en crise. Les risques suivis dépassent les seuls conflits armés et peuvent concerner la criminalité, les tensions sociales, les catastrophes ou d’autres menaces pesant sur les populations.
Le réseau de centres nationaux découle d’un processus régional engagé après l’adoption d’un acte additionnel en juillet 2014. Le dispositif de Praia s’inscrit également dans le mécanisme de prévention, de gestion et de règlement des conflits adopté par l’organisation ouest-africaine.
La mise en service a bénéficié d’un appui de l’Union européenne dans le cadre du programme consacré à l’architecture africaine de paix et de sécurité. Les équipes nationales travailleront avec la direction de l’alerte précoce et la salle de situation régionale basée à Abuja.




Réagir à cet article