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En Afrique du Sud, la justice refuse la liberté sous caution à Shadrack Sibiya

L’ancien numéro deux de la police restera détenu dans l’attente de son procès pour des accusations de viol, de traite et de prédation sexuelle sur mineure, qu’il conteste.

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Un véhicule de la police sud-africaine
Véhicule de la police sud-africaine. Image d’archive, sans lien direct avec l’audience de Shadrack Sibiya.

Un tribunal sud-africain a refusé mardi 20 octobre la liberté sous caution à Shadrack Sibiya, ancien commissaire national adjoint de la police chargé de la détection criminelle. Il restera en détention dans l’attente de son procès.

Le haut responsable démissionnaire est poursuivi pour le viol présumé d’une femme de 18 ans, la traite d’êtres humains et la prédation sexuelle sur une mineure. Sibiya nie l’ensemble de ces accusations, qui devront être examinées au fond par la justice.

Le tribunal de première instance de Randburg a estimé qu’il n’avait pas démontré l’existence de circonstances exceptionnelles justifiant sa remise en liberté. Il a également retenu l’argument du parquet selon lequel sa libération pourrait faire peser un risque sur les témoins.

Arrêté en septembre, Sibiya avait quitté la police au début du mois alors qu’une procédure disciplinaire devait s’ouvrir. La police a qualifié son départ de révocation déshonorante en raison du dossier en cours.

L’ancien responsable est aussi mis en cause devant la commission judiciaire présidée par le juge retraité Mbuyiseni Madlanga, chargée d’enquêter sur des soupçons de criminalité et de corruption dans la police. Des témoins l’ont accusé de liens avec des réseaux criminels et d’avoir reçu d’importantes sommes d’argent et des cadeaux, ce qu’il conteste également.

L’Autorité nationale des poursuites a indiqué qu’elle pensait pouvoir être prête prochainement pour le procès. La décision de mardi constitue un nouveau développement judiciaire après la démission de Sibiya, déjà annoncée le 12 octobre.

Sources et corrections

Associated Press, Al Jazeera

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