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À Abyei, une frappe de drones aurait tué au moins 73 personnes sur un marché

Au moins 73 personnes auraient été tuées et 19 blessées dans une frappe de drones sur le marché d’Amiet, selon les autorités locales. Le bilan et la responsabilité de l’attaque restent à confirmer indépendamment.

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Vue d’archive de la ville d’Abyei
Vue de la ville d’Abyei photographiée en 2009. Image d’archive, sans lien direct avec la frappe du 19 octobre 2026.

Au moins 73 personnes auraient été tuées et 19 blessées lundi 19 octobre lors d’une frappe de drones sur le marché d’Amiet, dans la région disputée d’Abyei, selon Yohana Akol Ngor, ministre intérimaire de l’Information de la zone. Ce bilan n’a pas pu être confirmé de manière indépendante.

Le responsable local a accusé l’armée soudanaise d’avoir mené l’attaque, sans présenter d’élément à l’appui. Aucune réaction immédiate de l’armée soudanaise n’avait été rapportée mardi matin. Cette attribution doit donc être considérée comme une accusation des autorités d’Abyei et non comme un fait établi.

Médecins sans frontières a indiqué avoir pris en charge plus de vingt blessés à l’hôpital d’Ameth Bek, dont plusieurs cas critiques et des patients souffrant de brûlures. L’organisation a mobilisé des soins chirurgicaux et des équipes chargées du traitement des plaies.

Le ministère sud-soudanais des Affaires étrangères a confirmé qu’un marché situé au nord de la ville d’Abyei avait été touché. Juba a convoqué l’ambassadeur du Soudan pour lui faire part de sa protestation et de son inquiétude pour la sécurité des civils.

Abyei, riche en pétrole, est administrée conjointement par le Soudan et le Soudan du Sud, qui la revendiquent tous les deux. Son statut reste l’un des principaux contentieux hérités de l’indépendance sud-soudanaise en 2011.

La région connaît régulièrement des affrontements entre groupes communautaires ou milices armées. En 2025, une attaque de drones contre une base des Nations unies y avait tué six Casques bleus bangladais, selon les forces armées du Bangladesh.

Sources et corrections

Reuters, ministère sud-soudanais des Affaires étrangères, Médecins sans frontières

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