Human Rights Watch a accusé lundi 2 novembre les forces de sécurité zambiennes d’avoir mené une répression violente contre l’opposition après l’élection présidentielle d’août. L’organisation dit avoir documenté 14 cas de disparition forcée apparente et 61 cas de violences présumées lors d’arrestations ou en détention.
Le rapport vise des actes attribués à la police et à l’armée contre des membres de l’opposition, des avocats, des journalistes et des critiques du gouvernement. Les autorités n’ont pas rendu public le nombre total de personnes arrêtées ni l’ensemble des chefs d’accusation.
Human Rights Watch précise que certaines personnes ont été détenues plusieurs jours sans que leur lieu de détention soit communiqué. Dix-huit ont été inculpées de trahison et deux d’entre elles font également face à une accusation de sédition.
Plusieurs responsables de l’opposition restent détenus, dont l’ancien candidat présidentiel Brian Mundubile, attendu devant la justice dans la semaine. L’organisation estime que certaines poursuites paraissent politiquement motivées et demande l’accès aux avocats et aux soins.
Ces accusations concernent la période qui a précédé et suivi le scrutin du 13 août, remporté par le président Hakainde Hichilema pour un second mandat. Des observateurs avaient signalé des irrégularités et des restrictions aux libertés publiques pendant le processus électoral.
Le rapport s’inscrit dans une série d’alertes. Amnesty International avait dénoncé avant le vote le durcissement des restrictions à la liberté de réunion, tandis que le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme avait exprimé sa préoccupation face aux arrestations d’opposants. Aucune réponse détaillée du gouvernement aux nouveaux griefs n’était disponible dans l’immédiat.




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