Le Burkina Faso a enregistré la plus forte baisse de gouvernance générale en Afrique entre 2016 et 2025, avec un recul de 6,9 points, selon l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique publié le 31 octobre. Le pays obtient 50,7 points sur 100 et se classe 26e parmi 54 États.
Le tableau est plus nuancé pour les deux autres membres de l’Alliance des États du Sahel. Le Mali et le Niger partagent le 33e rang. Le Mali reste en retrait sur l’ensemble de la décennie, mais l’indice relève une reprise depuis 2021. Le Niger figure au contraire parmi les douze pays dont la dégradation s’est accélérée au cours des cinq dernières années.
À l’échelle du continent, la note moyenne atteint 50,1 points en 2025, soit 0,8 point de mieux qu’en 2016. Trente pays ont progressé, vingt-trois ont reculé et un n’a pas changé. Les Seychelles occupent la première place avec 78,6 points, tandis que le Burkina Faso affiche la plus forte détérioration.
Les gains africains proviennent surtout des fondements de l’activité économique, en hausse de 3,7 points, et du développement humain, en progression de 2,5 points. Ils compensent une baisse de 1,7 point dans la sécurité et l’État de droit ainsi qu’un recul de 1 point dans la participation, les droits et l’inclusion.
La Fondation Mo Ibrahim a construit l’édition 2026 à partir de 319 variables issues de 51 sources, regroupées en 96 indicateurs et plus de 265 000 points de données. La comparaison couvre la décennie 2016-2025 et distingue les résultats de long terme de l’évolution observée depuis 2021.
Pour les pays de l’AES, le classement fait apparaître trois dynamiques différentes. Le Burkina Faso cumule la plus forte perte sur dix ans, le Niger poursuit une détérioration accélérée et le Mali montre un rebond récent qui ne suffit pas encore à effacer le recul de la décennie.




Réagir à cet article