Les familles de mineurs artisanaux morts en septembre dans les locaux du Corps nigérian de sécurité et de défense civile demandent une action judiciaire rapide après la remise du rapport fédéral. Des survivants réclament aussi la restitution des motos, téléphones, équipements miniers et quantités d’or saisis pendant les arrestations.
La commission présidentielle a attribué les décès à l’asphyxie provoquée par une cellule surpeuplée et mal ventilée, aggravée par la chaleur, la déshydratation et la négligence. Ces conclusions, déjà rapportées par AesNews, ont écarté l’hypothèse d’une maladie avancée au début de l’affaire.
Le gouvernement fédéral a transmis le rapport au procureur général pour une action judiciaire, selon le ministère nigérian de l’Intérieur. Aucun calendrier n’a été annoncé pour d’éventuelles poursuites ni pour le versement des indemnisations recommandées par la commission.
Reuters fait état de 37 morts sur la base des premiers chiffres officiels. Un communiqué ultérieur du ministère, consacré à la réception du rapport, mentionne 33 détenus décédés. La différence entre ces deux bilans demeure et ne doit pas être effacée.
La commission a recommandé 30 millions de nairas pour chaque famille endeuillée et 10 millions de nairas pour chacun des 41 survivants recensés. Les proches interrogés disent que l’indemnisation ne remplace pas les victimes, tandis que les survivants demandent que les responsables de la détention répondent de leurs actes.




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