La réforme ouvrant la voie à des polices d’État au Nigeria a obtenu l’approbation d’au moins 30 des 36 assemblées régionales, dépassant le seuil constitutionnel requis, a annoncé le chef de la majorité au Sénat Opeyemi Bamidele.
La Constitution impose l’accord d’au moins deux tiers des assemblées des États pour une modification de cette nature, soit 24 chambres. Ce seuil avait déjà été atteint le 23 octobre avant de progresser à 30 approbations au cours de la semaine.
La réforme n’est toutefois pas encore entrée en vigueur. L’Assemblée nationale doit collationner les résolutions reçues, les examiner puis adopter une résolution à la majorité simple dans chacune de ses deux chambres avant une transmission au président pour promulgation.
Opeyemi Bamidele a indiqué que le Parlement visait l’achèvement de ces étapes d’ici décembre 2026. La présidence travaille parallèlement sur un projet de loi national sur la police et 29 textes connexes destinés à organiser un système associant une police fédérale et des services de police dans les États.
Les promoteurs du dispositif estiment qu’une police plus proche des territoires améliorerait le renseignement et les délais d’intervention. Ses détracteurs redoutent notamment son utilisation contre des opposants, tandis que le financement et le contrôle indépendant restent au centre des discussions.
La réforme constitue l’une des modifications les plus importantes de l’architecture sécuritaire nigériane depuis le retour au pouvoir civil. Son application dépend encore du vote final du Parlement, de la promulgation présidentielle et des lois d’organisation.




Réagir à cet article