Les ministres chargés de l’artisanat du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Ghana se sont réunis vendredi 30 octobre à Ouagadougou pour poser les bases d’une coopération plus structurée. Leurs échanges ont porté sur la normalisation, la labellisation et la commercialisation des produits artisanaux africains.
La rencontre n’a pas débouché sur un accord formel rendu public. Les quatre délégations ont toutefois annoncé leur intention de définir des priorités communes pour les deux prochaines années, sans préciser à ce stade le calendrier, le financement ni les mécanismes de suivi.
Les participants veulent mieux identifier les produits, renforcer leur reconnaissance sur les marchés et améliorer les conditions de vente. Cette orientation doit aussi préserver les savoir-faire et les identités culturelles, selon le compte rendu publié par Burkina24.
Le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a insisté sur les héritages partagés et sur les relations anciennes entre les artisans de la région. Ses propos relèvent de la position exprimée par la délégation malienne lors de la concertation.
Cette réunion s’est tenue en marge de la dix-huitième édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou. Le SIAO se poursuit jusqu’au 8 novembre avec un programme centré sur les liens entre artisanat, industrialisation, organisation des filières et valorisation du patrimoine culturel.
Le fait nouveau réside dans cette concertation quadripartite organisée après l’ouverture du salon. Elle ajoute un volet de coopération régionale aux annonces déjà faites sur la participation des pays de l’Alliance des États du Sahel.



