Les trois enseignants enlevés les 20 et 21 octobre dans la région de San, au centre du Mali, ont été libérés jeudi 29 octobre, ont indiqué des responsables du centre d’animation pédagogique local. Les conditions de leur remise en liberté et l’identité de leurs ravisseurs n’ont pas été rendues publiques.
L’information sur leur libération a été relayée par Studio Tamani puis confirmée par les responsables du centre, qui ont attribué l’issue des démarches à l’implication de la population locale. Aucun élément indépendant ne permet, à ce stade, de préciser si une contrepartie a été versée ou si une opération de sécurité a été menée.
Les enlèvements s’étaient produits en deux temps. Le directeur du premier cycle de Fani, dans le cercle de Yangasso, avait été capturé le 20 octobre. Deux autres enseignants avaient été enlevés le lendemain à une trentaine ou une quarantaine de kilomètres de la ville de San, selon la représentation régionale de la Synergie des syndicats de l’éducation.
Le porte-parole syndical Tiékoura Coulibaly avait alors fait état de menaces visant le fonctionnement des écoles. D’après les informations recueillies par son organisation, des groupes armés exigeaient l’enseignement de l’arabe ou la fermeture de certains établissements. Ces affirmations restaient attribuées au syndicat.
La Synergie avait demandé aux autorités de renforcer la protection des enseignants et des écoles. La libération des trois hommes met fin à plus d’une semaine de captivité, mais ne dissipe pas les inquiétudes sur la continuité des cours dans les zones rurales exposées aux pressions des groupes armés.




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