Des dizaines de jeunes, de femmes et de responsables communautaires ont participé mercredi à Ténenkou à une conférence consacrée aux infections sexuellement transmissibles, au mariage précoce et à la planification familiale. La rencontre était organisée par les jeunes leaders du projet JIGIYA.
Pendant deux heures, les échanges ont porté sur les modes de transmission des IST, leurs signes, leurs conséquences et les moyens de prévention. Les participants ont également interrogé les intervenants sur la contraception et sur les rumeurs qui entourent encore son utilisation.
Le docteur Broulaye Diarra, médecin au centre de santé de référence de Ténenkou, et Alpha Traoré, président du bureau local du Haut Conseil islamique, ont animé la discussion. Le responsable religieux a présenté l’espacement des naissances comme compatible avec les valeurs locales lorsqu’il protège la santé de la mère et de l’enfant.
Les intervenants ont aussi relié le mariage précoce à l’abandon scolaire, aux complications obstétricales et aux violences fondées sur le genre. Ces risques ont été discutés devant des représentants des autorités administratives, des services techniques, des forces de sécurité et d’organisations locales.
La conférence visait surtout à permettre aux adolescents et aux jeunes adultes de poser des questions sans tabou. Aucun dispositif permanent de consultation ni calendrier de nouvelles séances n’a été détaillé à l’issue de la rencontre.




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