Les enseignants-chercheurs maliens poursuivent jusqu’au vendredi 30 octobre une grève de 120 heures dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Le mouvement, lancé lundi par le Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, porte principalement sur une prime de recherche prévue par la réglementation depuis 2017.
Le syndicat réclame la fixation du montant de cette prime, son paiement et la prise en compte des rappels qu’il estime dus depuis l’adoption du statut des enseignants-chercheurs. L’article 34 du décret du 9 octobre 2017 mentionne plusieurs avantages, dont une prime académique, une prime de documentation et une prime de recherche.
Certaines dispositions ont été appliquées au fil des négociations, mais le montant et les modalités de la prime de recherche restent sans règlement définitif. Une commission avait été chargée de traiter ce dossier en 2022, puis des discussions avaient repris en février 2025 après plusieurs semaines de grève.
Le Comité exécutif national du syndicat affirme avoir recentré ses revendications sur ce seul point. Son secrétaire général, Oumar Coulibaly, assure que l’organisation demeure disponible pour un dialogue avec le gouvernement. Le syndicat prévient toutefois qu’une reconduction du mouvement reste possible si aucun accord n’intervient.
La grève touche une période d’activité universitaire et interrompt cours, évaluations et travaux de recherche selon l’organisation propre à chaque établissement. Aucun accord de sortie de crise n’avait été annoncé jeudi matin par les autorités ou par le syndicat.




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