La défense de Tundu Lissu prépare un appel contre la peine de quatre ans de prison prononcée vendredi 6 novembre à Dar es Salaam et entend demander sa libération sous caution. Le chef du Chadema a été acquitté de trahison, mais reconnu coupable d’incitation.
Une formation de trois juges de la Haute Cour tanzanienne a estimé que l’accusation n’avait pas établi l’intention d’intimider ou de renverser le gouvernement, élément nécessaire pour retenir la trahison. Elle a toutefois condamné l’opposant pour une infraction moins grave liée à ses propos sur les élections de 2025.
Les avocats contestent le recours à cette qualification, qui ne figurait pas séparément dans l’acte d’accusation. La juridiction s’est appuyée sur une disposition du Code de procédure pénale permettant de retenir une infraction alternative lorsque les éléments présentés au procès la soutiennent.
Tundu Lissu avait passé 577 jours en détention depuis son arrestation en avril 2025. Son conseil affirme que cette période n’a pas été déduite de la peine et soutient que l’incitation peut donner lieu à une libération sous caution pendant l’examen de l’appel.
Le porte-parole du gouvernement tanzanien, Gerson Msigwa, a déclaré que la décision relevait de la justice et que toute partie insatisfaite disposait d’un droit d’appel. Le Chadema doit désormais déposer ses arguments devant la juridiction compétente.




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