Des centaines d’anciens combattants se sont présentés à Mekele pour rejoindre un programme de réintégration dans la vie civile, selon l’Associated Press. Les inscriptions ont commencé mercredi 14 octobre au mémorial des martyrs du Tigré, alors que de nouveaux affrontements ont profondément fragilisé l’accord de paix conclu en 2022.
Plusieurs candidats au programme ont expliqué à l’agence qu’ils ne voulaient pas reprendre les armes. Certains ont dit avoir été rappelés par leurs anciennes unités ou craindre des représailles pour leur choix. Les autorités n’ont pas communiqué de bilan officiel sur le nombre d’inscrits.
Human Rights Watch avait affirmé en juillet que les autorités tigréennes procédaient depuis avril à des recrutements forcés de civils et d’anciens combattants, y compris des adolescents. Un porte-parole du Front de libération du peuple du Tigré avait rejeté cette accusation et soutenu que les personnes mobilisées étaient volontaires.
Le gouvernement fédéral a parallèlement installé une administration provisoire de six mois après le retrait du TPLF de Mekele et l’entrée de forces alliées au pouvoir central dans la capitale régionale le 4 octobre. Cette administration doit rétablir les services publics, faciliter le retour des déplacés et préparer des élections régionales dans un délai de six mois, selon le bureau du premier ministre Abiy Ahmed.
La reprise du désarmement et de la réintégration constitue l’un des volets de l’accord de Pretoria de 2022. Elle intervient toutefois dans un climat toujours instable. Le TPLF appelle ses forces à poursuivre le combat, tandis que des analystes préviennent que la perte des principales villes ne signifie pas la fin des affrontements dans les zones rurales.
Sources et corrections
Associated Press ; Agence éthiopienne de presse ; Human Rights Watch




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