Samedi 7 novembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

À Tenkodogo, deux femmes relaxées faute de preuves dans une affaire de sorcellerie

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur après l’absence de témoins précis et l’impossibilité d’identifier l’autrice d’un message audio.

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Bâtiment du Fonds d’assistance judiciaire au Burkina Faso
Le bâtiment du Fonds d’assistance judiciaire au Burkina Faso en décembre 2025. Photo d’archives, distincte de l’audience foraine ouverte à Tenkodogo. © ChéRatou / Wikimedia Commons, CC0

Le tribunal de Tenkodogo a relaxé deux femmes poursuivies pour avoir accusé d’autres personnes de sorcellerie, faute d’éléments permettant d’établir leur responsabilité, a rapporté vendredi l’Agence d’information du Burkina.

La première prévenue avait été mise en cause après un différend ancien. À l’audience, la plaignante a reconnu que cette femme n’était pas présente lors des faits et aucun témoignage n’a permis de préciser ce qu’elle aurait dit ou fait.

Le second dossier reposait sur un message audio dans lequel une personne était accusée d’avoir provoqué la maladie d’un enfant par sorcellerie. La femme poursuivie a nié avoir enregistré ou diffusé ce message, tandis que la plaignante a indiqué ne pas reconnaître la voix entendue.

Le procureur a demandé la relaxe dans les deux affaires. Pour le message audio, il a invoqué le bénéfice du doute, l’auteur de l’enregistrement n’ayant pas été identifié.

Le tribunal a suivi ces réquisitions. Le ministère public a néanmoins rappelé aux prévenues les conséquences que peuvent entraîner des accusations de sorcellerie dans la vie des personnes visées.

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