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La justice tanzanienne écarte la trahison mais condamne Tundu Lissu pour incitation

La Haute Cour tanzanienne a écarté l’accusation de trahison contre Tundu Lissu, tout en le déclarant coupable d’incitation après un procès très suivi.

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Tundu Lissu au Parlement tanzanien en 2017
Tundu Lissu s’exprime au Parlement tanzanien en 2017. Photographie d’archives distincte du verdict rendu le 6 novembre 2026. Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

La Haute Cour de Tanzanie a acquitté vendredi 6 novembre l’opposant Tundu Lissu du chef de trahison, mais l’a déclaré coupable de l’infraction moins grave d’incitation. Le président national du Chadema reste dans l’attente de la peine qui doit accompagner ce verdict.

La décision a été rendue par une formation de trois juges conduite par Dunstan Ndunguru au siège de la Haute Cour à Dar es Salaam. Selon le compte rendu du quotidien tanzanien The Citizen, les magistrats ont estimé que l’accusation n’avait pas démontré une intention d’intimider le gouvernement par les propos reprochés à l’opposant.

La juridiction a toutefois considéré que les déclarations de Tundu Lissu appelant à empêcher ou perturber les élections générales de 2025 constituaient une incitation. Elle s’est appuyée sur l’article 319 du Code de procédure pénale, qui permet de retenir une infraction moins grave même lorsqu’elle ne figure pas séparément dans l’acte d’accusation.

Tundu Lissu avait été arrêté en avril 2025 après un discours dans lequel le parquet affirmait qu’il avait appelé ses partisans à bloquer le scrutin et à se mobiliser contre les autorités. L’opposant a nié toute volonté de rébellion et a soutenu que les poursuites étaient motivées par des considérations politiques.

Le verdict écarte l’accusation la plus lourde, passible de la peine capitale, mais ne met pas fin à la procédure. L’incitation peut entraîner une peine de prison ou une amende, selon les dispositions citées par les médias tanzaniens et internationaux qui ont suivi l’audience.

L’arrestation de Tundu Lissu et l’exclusion du Chadema des élections d’octobre 2025 avaient précédé une période de fortes tensions politiques. Une commission nommée par la présidente Samia Suluhu Hassan a fait état d’au moins 518 morts pendant les troubles, tandis que des organisations de défense des droits humains ont accusé les forces de sécurité d’un usage excessif de la force. Le gouvernement a rejeté cette accusation.

Sources et corrections

["https://www.thecitizen.co.tz/tanzania/news/national/lissu-acquitted-of-treason-but-convicted-of-incitement-5660696","https://www.reuters.com/world/africa/tanzanian-court-clears-opposition-leader-lissu-treason-2026-11-06/","https://origin-zh9p7m-www.afp.com/en/tanzania-opposition-leader-avoids-death-penalty-treason-trial"]

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