Le lieutenant-général Shadrack Sibiya, numéro deux suspendu de la police sud-africaine, a démissionné lundi 12 octobre au moment où s’ouvrait son audience disciplinaire. La police a mis fin immédiatement à son emploi et considéré son départ comme une fin de service déshonorante.
Selon le Service de police sud-africain, l’avocat de Sibiya a remis la lettre de démission après le début de la procédure. L’institution estime que la présence d’un dossier disciplinaire en cours au moment de son départ justifie cette qualification administrative.
Sibiya est détenu depuis son arrestation en septembre dans une affaire de viol présumé et de manipulation d’une mineure, des accusations qu’il conteste. Sa demande de mise en liberté sous caution devait être examinée mardi 13 octobre, selon l’Associated Press.
L’ancien commissaire national adjoint a aussi été cité devant la commission judiciaire présidée par le juge à la retraite Mbuyiseni Madlanga, chargée d’enquêter sur des soupçons de corruption dans la police et sur d’éventuels liens avec des réseaux criminels.
Des témoins devant cette commission l’ont accusé d’avoir reçu d’importantes sommes d’argent et des cadeaux de personnes présentées comme liées au crime organisé. Sibiya a rejeté ces allégations lors de son témoignage.
Sa démission met un terme à la procédure disciplinaire interne, mais elle n’éteint ni l’enquête pénale ni les travaux de la commission. La police sud-africaine a confirmé qu’il n’était plus membre du service depuis le 12 octobre.




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