Au moins 33 personnes ont été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’une attaque contre le village de Cantine, dans le Nord-Kivu, selon un responsable de la société civile locale cité par l’Associated Press. Les assaillants, présentés localement comme des membres des Forces démocratiques alliées, ont aussi incendié plus de 50 maisons.
Le bilan a été communiqué par Justin Paluku, responsable d’une organisation de la société civile. Aucun bilan officiel n’avait été publié vendredi au moment de la diffusion de ces informations et l’attribution de l’attaque aux ADF n’avait pas été confirmée de manière indépendante.
Les tirs et les incendies ont provoqué la fuite d’habitants ainsi que l’évacuation désordonnée du centre hospitalier de Kelekele. Son directeur médical, Christian Kakule, a déclaré que 180 patients avaient quitté l’établissement, dont des cas suspects d’Ebola et un cas confirmé.
Le responsable sanitaire a également signalé la dispersion de personnes considérées comme contacts à haut risque. Leur suivi était organisé dans le cadre de la riposte contre l’épidémie d’Ebola qui touche plusieurs zones de santé de l’est de la République démocratique du Congo.
Les ADF, mouvement armé d’origine ougandaise ayant prêté allégeance au groupe État islamique, sont actives depuis des années dans l’est congolais. Elles sont régulièrement accusées d’attaques contre des civils dans le Nord-Kivu et l’Ituri.
La nouvelle attaque ajoute un risque sanitaire immédiat au déplacement de la population. La reprise du suivi des patients et des contacts dépend désormais de leur localisation et du rétablissement des services de santé à Cantine.
Sources et corrections
["https://apnews.com/article/8c1714ba93398184703e5866d8b9c0c6","https://www.reuters.com/world/africa/protesters-kill-longtime-nurse-treating-ebola-patients-congo-2026-10-26/","https://apnews.com/article/cb7e79534ec9f3ab3c8f3bd03b3e1ad0"]




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